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VIENT DE PARAÎTRE

ISBN : 979-10-93606-50-7
208 pages / 18€ / Éditions de L'Ogre
 

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FNAC / AMAZON / DECITRE

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Un homme, venu se ressourcer près de la mer, revit un épisode effrayant de son enfance. Un autre prend la route du Nouveau-Mexique pour rejoindre les hommes-soleil. Un vacancier assiste à d’étranges disparitions sur une plage bretonne. Un professeur en congé pour préparer un concours sombre dans la folie et se livre à tous les excès dans un Paris halluciné. Et si pour survivre à nos angoisses et à ce que nous avons fait du monde, nous devions aller au bout de notre humanité et renaître ? En perpétuel équilibre entre le grotesque et l’horreur, Romain Verger propose avec Ravive neuf récits ciselés comme autant d’explorations de la fin d’un monde, le nôtre, et du début d’un nouveau.

Ravive peut se lire à la fois comme un recueil de nouvelles ou comme les expériences et les fictions d’un écrivain aux prises avec ses angoisses et son sentiment de perdition.

Neuf nouvelles, neuf hommes en situation de basculement, qui forment évolution et qui ne sont pas si loin de ce que Nietzsche dit du dernier homme, le plus méprisable, et du surhomme. Les textes évoquent ces états-là, inhérents aux personnages et à cette menace sourde qui pèse sur eux, qu’elle soit écologique, organique ou psychique.

 

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"Il t’arrive encore de douter de ta propre existence, de croire que toi aussi tu n’es qu’un Reborn. Certaines nuits, tu surprends Barbara penchée sur toi, qui te saisit d’une main par une cheville ou un poignet, t’emporte à l’atelier où elle te pose parmi les corps en kits, te tourne et te retourne, t’inspecte sous toutes les coutures, te dévisse une main ou un pied. Ça te semble naturel, tout à fait indolore d’être manié par elle. Elle t’étête, s’essaye à toutes sortes de combinaisons, emmanchant sur ton torse la jambe de l’un, le bras d’un autre et, résignée face à ton corps désespérément inerte, elle t’abandonne en morceaux. Et dans ce chantier de membres épars et dépareillés, tu ne sais plus si ceux que tu vois sont les tiens ou bien ceux de tes frères et sœurs en attente d’assemblage, ni même si ce qui te fait face, tu le vois de tes propres yeux ou à travers ceux de telle ou telle des têtes qui encombrent la table. Tu n’es peut-être encore qu’un pantin entre ses mains, alors c’est en pantin qu’il te faut épuiser tes journées, les fumant par les deux bouts à ne rien faire, à te soûler à L’Estran, à coiffer les vagues de mousse brune de ton surf, et marcher, marcher comme ces jouets mécaniques fabriqués à la chaîne, longeant les marigots jusqu’aux batteries pour aller retrouver Marie, Roseline et Victoire."

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"Ravive, un monstre littéraire éblouissant de noirceur".

Lucien Raphmaj, Latérature, 26 novembre 2016.

"Après des romans comme Grande Ourse et Forêts noires, Romain Verger passe avec brio à la nouvelle, toujours dans la veine fantastique. [...] La langue organique de Verger, concentrée par le format de la nouvelle, mise au service du monstrueux, cherche à nommer l'innommable: une tâche éminemment poétique."

Sophie Ehrsam, En attendant Nadeau, 24 novembre 2016.

"Sa prose éclatante, dense et riche, est celle d'un styliste qui tient son texte de façon imparable."

Jacques Josse, Remue.net, le 16 novembre 2016.

Un recueil de nouvelles éblouissant, étourdissant."

Nikola Delescluse, Paludes n°811, Radio Campus Lille, 11 novembre 2016.

"Ecce homo : voici l'homme. La formule nietzschéenne donne le ton des 9 nouvelles qui composent Ravive. Romain Verger, écrivain-mutant, qui croise l'atmosphère des nouvelles d 'Adolfo Bioy Casares à la langue de Jacques Dupin, déploie avec génie la question du devenir, ce qui tend à être, avec pour fond sonore les membranes d'un réel qui s'entrechoquent, afin d'explorer la fin d'un monde au seuil d'un nouveau. Magistral!"

Librairie Le Square, Lourdes, 10 novembre 2016.

"La prose de Verger n'hésite pas. Dans sa frénésie et son style rococo sombre, comme un Julien Gracq revenu des enfers, elle épouse le flux et le reflux de la marée en ce qu'elle possède quelque chose de cyclique [...] comme si on assistait à quelque chose qui avait déjà commencé et qui continuera après qu'on en aura achevé la lecture."

Jérôme Orsoni, L'Inactuel, 10 novembre 2016.

"Extraordinaire livre - ravissement et terreur mêlés, et quelle écriture, Seigneur!"

André Rougier, Twitter, 5 novembre 2016.

"Comme dans ses précédents livres, Forêts noires, Zones sensibles, Romain Verger dans Ravive érode, en faisant basculer la fiction de l'ordinaire dans l'excès, le trouble ou l'acuité, la frontière entre l'homme et l'animal, l'homme et le végétal, essayant l'hypothèse, comme dans ses précédents livres, Zones sensibles, Grande ourse, d'imaginer notre avenir comme retour à l'origine, notre avenir primitif, notre avenir poisson. Mourir pour aller où l'on va, renaître en retournant d'où l'on vient. [...] J'aime quand l'intelligence s'incarne, quand elle a la texture des algues, le fluide lourd du sang. J'aime quand l'intelligence revêt des peaux sauvages."

Éloïse Lièvre, Facebook, 5 novembre 2016.

"Le récit psychanalytique se déploie dans les astucieux enchaînements de mots, dans le jeu sur les signifiants et les signifiés. [...] Le lecteur marche sur un fil tendu entre le tourbillon de l'angoisse fantastique et celle plus intime de l'auto-fiction "

Sonia Carré, Un dernier livre avant la fin du monde, 28 octobre 2016.

"Neuf nouvelles déclinent la même obsession dans des genres très différents mais toujours avec ce style très riche qui, sans doute aucun, permet à l'auteur de ne rien dévoiler de ses angoisses que ce qui en est l'essentiel."

Pierre-Vincent Guitard, Exigence Littérature, 23 octobre 2016.

"Le revoici quatre romans plus tard avec un recueil de neuf nouvelles. Mais, à y regarder de plus près, même si certains motifs - l'océan, la nature primitive comme dans Forêts noires (Quidam, 2010), la figure polymorphe du monstre - hantent ses histoires, il serait réducteur d'enfermer Romain Verger dans la littérature de genre. C'est plus largement la question de l'imaginaire, des frontières du rêve et du fantasme, de la distorsion de la réalité, qui le travaille"

Véronique Rossignol, Livres Hebdo, 14 octobre 2016.

"L’écriture de Romain Verger, qui tend des pièges surprenants ou effrayants à chaque coin de phrase, qui exploite toute la gamme du lexique et toutes les possibilités de la syntaxe, ne laisse pas en paix. Une écriture à la fois grouillante et maîtrisée, en courbes baroques et en lames aiguisées, acharnée au combat de la création contre l'anéantissement."

Jean-Pierre Longre, 5 octobre 2016.

"Il faut savoir gré à Romain Verger de renouer avec le genre de la nouvelle, cette vieille forme bien délaissée par les écrivains français contemporains, obsédés tous de roman, de roman et encore de roman, quand ce n'est pas de roman américain, et peut-être difficilement capables de se plier aux exigences d'efficacité, de concision, de virtuosité que suppose la forme brève."

Antoine Brea, 4 octobre 2016.

"L’écriture a gagné ici, de manière spectaculaire, une puissance et une concision rares, pour atteindre une densité poétique frémissante et hirsute, diaboliquement belle et tout aussi déstabilisante."

Hugues Robert, Librairie Charybde, Paris, 2 octobre 2016.

"Ça y est, je suis ébloui. Ébloui par la lecture de Ravive : angoisses, doutes, rires, vertiges et basculements."

Pierre Barrault, Librairie La belle lurette.

 

RADIOS / PODCASTS

Invité d'Andréas Becker, Les Jeudis Littéraires, Radio Aligre FM, 27 octobre 2016
Invité de la librairie Charybde, entretien avec Hugues Robert et lectures, 20 octobre 2016


EXTRAITS

Revue Noto, n°5, novembre 2016.
Philippe Annocque, Hublots, 29 octobre 2016.
 

NOUVELLES TRADUITES ET PARUES À

Aux États-Unis : « The Castle » (« Le château »), Sakura Review, n°6, 2015. Trad. : Sadie Hoagland. 
En Russie : « Люди Солнца » (« Les hommes-soleil »),
Darker, septembre 2016.

 

NOUVELLES PRÉALABLEMENT PARUES EN REVUES

« Le château », Le Visage vert, N°22, 2013. 
« Ploumanac'h »,
Black Herald Magazine, N°3, 2012.

 

 

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